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Pays hôte
Données économiques
Sur le plan national, l’activité économique a enregistré des performances satisfaisantes au niveau des équilibres macro-économiques fondamentaux. Le PIB réel en 2006 a progressé de 8,1% contre 2,4% en 2005. Ce résultat s’explique par la contribution positive, bien qu’à des degrés variables, de tous les secteurs de l’activité économique.
Ainsi, la contribution du secteur primaire s’est établie à 3,8 points contre -1,9 point un an auparavant, bénéficiant d’une excellente campagne céréalière (92 millions de quintaux).
Le PIB marchand hors agriculture, quant à lui, s’est apprécié de 5,6% en 2006, porté par la bonne tenue des secteurs industriel, du BTP, du tourisme, du transport et des télécommunications, confirmant ainsi le passage à un nouveau palier de croissance amorcé depuis 2004. Ce dynamisme aurait été plus important sans les contre-performances des activités minières et énergétiques qui ont enregistré des évolutions en 2006 en deçà de leurs potentialités.
La demande intérieure continue de soutenir la croissance de l’économie nationale en 2006, avec une contribution plus robuste qu’en 2005, malgré un certain regain de tensions inflationnistes (3,3%, niveau jamais atteint depuis 1996). En effet, le redressement de la confiance des ménages, bénéficiant de l’augmentation des revenus en milieu rural, de l’amélioration du marché de travail (Taux de chômage : 9,7% au lieu de 11,1% en 2005), de l’expansion des transferts des marocains résidant à l’étranger et du renforcement de la demande des non résidents, a rejailli sur leurs dépenses de consommation qui se sont raffermies en 2006 de 12,8% en terme nominal, contre 2,7% en 2005.
De son côté, l’investissement a crû en 2006, à un rythme soutenu (+10,5% après 11,7% en 2005), stimulé par les grands projets d’infrastructure engagés dans les différents secteurs, ce dont témoigne la hausse des achats des biens d’équipement industriel et des crédits accordés à l’équipement de 13,4% et 18,6% respectivement. Cette évolution a été confortée par les efforts conjugués des secteurs privé et public.
Ainsi, les dépenses d’investissement du budget de l’Etat ont porté, au terme de l’année 2006, sur 23,4 milliards de dirhams, soit une progression de 14,2% par rapport à 2005, évolution qui devrait être renforcée en y intégrant les investissements des entreprises et des établissements publics et des collectivités locales.
Mieux encore, l’année 2006 a été marquée par la réalisation d’un niveau appréciable des investissements et prêts privés étrangers qui ont totalisé 28,1 milliards de dirhams, soit l’équivalent de 4,8 points du PIB, reflétant ainsi l'amélioration notable de l'attractivité du Maroc.
Ce faisant, le taux d’investissement brut s’est établi à 29,4% en 2006 contre 30,3% en 2005.
Par ailleurs, ces évolutions se sont accompagnées d’une nette amélioration de la position extérieure du Maroc comme le prouvent l’excédent du compte courant de la balance des paiements qui a avoisiné 4% du PIB et le niveau confortable des avoirs extérieurs (une année d’importation de marchandises). Cette évolution est essentiellement en rapport avec la progression remarquable des recettes touristiques et des transferts des MRE qui ont rapporté plus de 100 milliards de dirhams en 2006, soit l’équivalent de 17,4% du PIB.
Cet excédent a été réalisé, malgré le creusement limité du solde commercial. En effet, la vitalité de la demande de nos partenaires commerciaux s’est traduite, au terme de l’année 2006, par une croissance robuste des exportations (+11,2%), dépassant légèrement celle des importations (+11%), ce qui a permis de stabiliser le déficit commercial (16,3% du PIB) et d’améliorer légèrement le taux de couverture (54% contre 53,8% en 2005).
S’agissant de la situation des finances publiques, l’exécution de la Loi de Finances 2006 a tiré profit de l’environnement économique favorable qui a caractérisé l’exercice budgétaire. Elle a clôturé l’année sur une nette amélioration des recettes ordinaires (+10,5%) et une maîtrise notable des dépenses globales (+1,3%), ce qui a permis de réduire le déficit budgétaire à 1,7% du PIB. Cette situation s’est produite en dépit de l’expansion des dépenses de compensation, de la poursuite du démantèlement tarifaire et de la réalisation de 47,7% seulement des recettes de privatisation prévues.
Sur le plan monétaire, l’agrégat M3 s’est apprécié de 17% par rapport à 2005 dont 60% s’explique par la progression de 48,3 milliards de dirhams des crédits à l’économie (+16,5%), accompagnant ainsi l’élan des activités productives, particulièrement non agricoles. Quant aux créances nettes sur l’Etat, elles se sont inscrites en baisse de 2,7%, suite à l’amélioration de la position nette du Trésor auprès de Bank Al-Maghrib et de la baisse de ses recours aux banques. Le taux de liquidité de l’économie a atteint 105,8% en 2006 en hausse de 7,1 points par rapport à 2005.
Concernant la Bourse de Casablanca, elle a enregistré des performances exceptionnelles au cours de l’année 2006, appuyée en cela par plusieurs introductions en Bourse. En effet, le nombre des sociétés cotées en bourse est passé de 54 en 2005 à 64 en 2006. Ceci s’est traduit par l’appréciation des deux indices MASI et MADEX de 71,1% et 77,7% respectivement.
En 2007, les perspectives de l’activité économique nationale demeurent encourageantes, bien qu’en ralentissement par rapport à 2006, en raison du repli attendu de l’activité du secteur primaire. En effet, l’économie nationale devrait tirer profit d’une conjoncture mondiale encore favorable, de la poursuite des actions entreprises en faveur des initiatives privées, ainsi que de l’expansion soutenue des activités non agricoles.
C’est ainsi que, le PIB à prix constants s’accroîtrait d’environ 3% (selon les nouveaux comptes base 1998) en 2007, sous l’hypothèse d’une production agricole de 53 millions de quintaux. Cette évolution recouvre une amélioration des activités non agricoles de 5,5% contre 5,2% en 2006 et un recul du secteur primaire de 11,7% après une croissance de 30,1% en 2006.
Du côté de la demande, la consommation des ménages résidents progresserait de 3% en terme nominal après une hausse 12,8% en 2006. Ce ralentissement serait dû, entre autres, au recul des revenus agricoles.
L’effort de l’investissement continuerait de se renforcer en 2007, profitant de la poursuite des efforts conjugués des secteurs privé et public. La FBCF croîtrait de 11% en terme nominal après 10,5% en 2006. Le taux d’investissement brut s’établirait ainsi à 29,9% au lieu de 29,4% en 2006.
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